Signes du zodiaque et constellations


precession1Depuis 2 000 ans, les signes du zodiaque se sont déplacés par rapport aux constellations. Selon les détracteurs de l’astrologie, ils ne correspondent donc plus à la réalité astronomique d’aujourd’hui : un « Taureau » ne serait donc plus un « Taureau », mais un « Bélier ».

Le zodiaque tropique est la partie de ciel dans laquelle s’inscrivent les trajectoires du soleil, de la lune et des autres planètes du système solaire (vu depuis la Terre). Il commence au point vernal, c’est-à-dire à l’intersection de l’écliptique (trajectoire apparente du soleil) et de l’équateur célestee, et se divise en 12 secteurs égaux de 30° appelés « signes zodiacaux ».

Or, le zodiaque tropique se déplace très lentement (dans le sens des aiguilles d’une montre) par rapport aux constellations d’étoiles de mêmes noms constituant le zodiaque sidéral. Ce déplacement s’effectuant au rythme de 1° tous les 72 ans, il existe effectivement un décalage croissant entre zodiaque tropique et zodiaque sidéral, qui est actuellement de 23°.

Ce phénomène a été découvert  par l’astronome et mathématicien grec Hipparque de Nicée vers 130 avant J.-C., soit il y a plus de 2000 ans. Il a été appelé mouvement précessionnel, car les constellations paraissent reculer par rapport aux signes du zodiaque tropique. Cela est dû à l’inclinaison de l’axe de la Terre, qui effectue une rotation très lente sur lui-même (voir schéma ci-contre). Vu depuis l’espace, la Terre semble donc affectée d’un mouvement de toupie.

Historiquement, la découverte du mouvement précessionnel, ou « précession des équinoxes », précède de trois siècles la rédaction du premier traité complet d’astrologie, le Tetrabiblos de l’astronome et astrologue égyptien Ptolémée d’Alexandrie. C’est donc sur la confusion des 12 signes du zodiaque avec les constellations d’étoiles de même noms que se fonde cet argument évidemment faux, puisque l’astrologie étudie le mouvement des astres dans le zodiaque tropique et non dans les constellations. Qu’il soit né aujourd’hui ou sous Jules César, un « Taureau » reste donc un « Taureau » !