New Horizons


Sonde New HorizonsÀ la vitesse prodigieuse de 14 km/s, la sonde New Horizons se dirige actuellement vers Pluton, la plus petite, la plus lointaine et la plus mystérieuse des planètes de notre système solaire. Après avoir parcouru 4,5 milliards de km, elle n’en est plus éloignée que de 420 millions. Lancée le 19 avril 2006 à 15 h 00 de Cap Canaveral, elle passera au plus près de Pluton le 14 juillet 2015 à 11 h 49’ 59” TU pour se diriger ensuite vers la ceinture de Kuyper et au-delà. Elle nous livrera ainsi les premiers clichés « de près » (à 9 600 km de distance seulement) de la surface de Pluton et de son principal satellite, Charon. Les ingénieurs de la NASA ont bien fait les choses : New Horizons est alimentée par une batterie au plutonium 238 et emporte avec elle les cendres du découvreur de la planète, Clyde W. Tombaugh, décédé en 1997. On notera incidemment qu’à peine quatre mois après le lancement de la sonde, le 24 août 2006, Pluton était déchu du rang des planètes par le congrès de l’Union Astronomique Internationale réuni à Prague.

Pour les astrologues aussi, bien qu’à un point de vue différent, photographier Pluton relève d’un formidable défi, défi qu’on peut même qualifier de prométhéen : maître du signe du Scorpion, il règne sans partage sur le monde de l’invisible ; il est la clef des processus de désintégration et de transformation qui toujours s’accomplissent dans les ténèbres ; il est le gardien de la vie et de la mort et en cela commande au plus grand des mystères, celui du passage d’un état d’existence à l’autre. Et il n’aime pas être vu, c’est pourquoi, comme dieu des enfers, il porte un casque en peau de chien qui le rend invisible et qu’il ne quitte jamais, comme le rapporte la mythologie. Du reste, son nom grec Hadès ne signifie-t-il pas « invisible » ?

Dans ces conditions, on peut supposer que le fait de photographier Pluton risque fort de susciter son courroux, lui qui aux temps anciens était redouté des hommes au point qu’ils se risquaient pas même à prononcer son nom, alors que ceux des temps actuels n’ont pas hésité à lui retirer son rang. Pour rappel, Pluton a été découvert le 18 février 1930 et il est entré le 14 juin 1939 dans le signe du Lion, qui est à la lumière ce que le Scorpion est aux ténèbres. Comme on le sait, cette mise en lumière symbolique fut suivie moins de trois mois plus tard par le début de la Seconde Guerre mondiale (voir Actualité de Pluton).

Pluton sera donc la dernière des planètes du système solaire à être photographiée par une sonde, comme l’ont été auparavant les deux autres trans-saturniennes, Uranus et Neptune, par la sonde Voyager 2 en 1986 et 1989. De fait, ces deux années furent marquées par des événements qui, non seulement ont laissé une trace profonde dans l’histoire récente, mais encore sont en parfaite résonance avec le symbolisme de la planète visitée.

Voyager 2 et le survol d’Uranus

Navette ChallengerAprès être passée près de Jupiter et de Saturne et en avoir transmis de saisissantes images, Voyager 2 a survolé Uranus le 24 janvier 1986 à 81 500 km de sa surface, nous livrant ainsi les premiers clichés de la planète gazeuse. Quatre jours plus tard, la navette Challenger explosait au dessus du Cap Canaveral 73 secondes après son décollage, provoquant la mort de ses sept passagers et devenant ainsi la pire catastrophe de l’histoire de l’astronautique. On sait depuis que l’accident fut provoqué par une erreur humaine : en raison du froid qui avait sévi la nuit précédant le tir, un joint torique de l’un des deux propulseurs à poudre accolés au réservoir principal d’hydrogène se rompit, alors qu’il n’avait pas été testé pour des températures inférieures à 0° C.

 

 Décollage de la navette Challenger, 28 janvier 1986, 11 h 38, Cap Canaveral (Floride)

 Malgré la conjonction du Soleil à Mercure et Vénus appliquant à Jupiter dans le Verseau, on note que Pluton, angulaire au Descendant dans le Scorpion, envoie trois carrés à la triple conjonction et que Mars, également en Scorpion, envoie un carré à Jupiter. Tout s’est passé comme si les deux maîtres du Scorpion en avaient décidé autrement, sans doute sous l’égide d’Uranus : celui-ci se place en maison VIII et transmet ses influx par semi-carrés, d’un côté à Pluton et de l’autre à Mercure et au Soleil. Il envoie également un sesqui-carré à l’Ascendant Taureau dont le maître, Vénus, reçoit, comme on l’a vu, un carré de Pluton. Par ailleurs, Saturne (le froid) se place sur la cuspide de la Maison VIII et forme un carré à la Lune. Enfin, Lilith, placée en maison I, est précisément conjointe à l’étoile fixe Algol, dont on sait qu’elle est « la plus mauvaise étoile des cieux » (V. Robson).

tchernobyl Toutefois, ce n’est pas cet événement, aussi dramatique fût-il, qui marqua le plus cette année 1986, mais la catastrophe de Tchernobyl survenue trois mois plus tard, le 26 avril 1986. Toujours suite à une série d’erreurs humaines, commises en l’occurrence par les responsables de la centrale qui se livraient à un « exercice », le réacteur n° 4 explosa, entraînant la fusion du cœur chargé de barres d’uranium et libérant dans l’atmosphère une énorme quantité de matières radioactives (produits de fission). En dehors des quelques victimes directes de l’accident, ce sont essentiellement les « liquidateurs » qui payèrent le plus lourd tribut : sur les 600 000 personnes venues de toute l’Union soviétique pour tenter d’éteindre le réacteur, on estime que 10 % environ perdirent la vie dans les mois ou les années qui suivirent, et que 30 % restèrent handicapés. A cela s’ajoutent bien sûr les conséquences sanitaires sur les populations de la région, pour lesquelles les estimations restent contradictoires. On sait par ailleurs que le nuage radioactif se propagea non seulement en Ukraine et en Biélorussie, mais aussi sur une partie de l’Europe occidentale, y compris dans le sud de la France et en Corse où il entraîna une augmentation sensible du nombre de cancers de la thyroïde.

Cette catastrophe fut la première à être classée au niveau 7, le plus élevé sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES). L’autre catastrophe du même ordre, mais due à des causes entièrement différentes, est celle de la centrale nucléaire de Fukushima, survenue le 11 mars 2011 suite à un séisme sous-marin.

Catastrophe de Tchernobyl, 26 avril 1986, 1 h 23’ 44”, Pripyat (Ukraine)

 La signature d’Uranus se manifeste ici plus clairement encore : placé très précisément sur l’Ascendant, il envoie un semi-carré à Pluton et un sesqui-carré au Soleil, soit le même type d’aspects que dans la carte précédente, et ne forme par ailleurs aucun aspect harmonique. Notons également la présence de Saturne sur la cuspide de la Maison XII et l’encadrement de la Lune, en chute en Scorpion, par Pluton et Saturne.

Si les thèmes des deux catastrophes analysées ci-dessus mettent clairement en évidence le rôle d’Uranus et de son semi-carré à Pluton, on constate par ailleurs que, outre leur aspect explosif, les deux événements se rattachent directement au symbolisme d’Uranus et du Verseau : l’espace dans le premier cas, le rayonnement radioactif dans l’autre.

Voyager 2 et le survol de Neptune

Poursuivant sa course dans l’espace, Voyager II survola Neptune le 25 août 1989 à 29 200 km de sa surface, soit à une distance trois fois moindre que lors de l’approche d’Uranus. De ce fait, les photos prises par la sonde n’en sont que plus saisissantes et révèlent la couleur bleu océan de la planète avec quelques taches blanches semblables à de l’écume, en tout point conforme au symbolisme du dieu des mers. Deux mois et demi plus tard, le Mur de Berlin s’écroulait sous une marée humaine ivre de liberté, sonnant le glas du système communiste qui régnait sur une partie du monde depuis 72 ans, soit exactement le temps de deux cycles de Saturne et Neptune.

West Berliners crowd in front of the Berlin Wall early 11 November 1989 as they watch East German border guards demolishing a section of the wall in order to open a new crossing point between East and West Berlin, near the Potsdamer Square. Two days before, Gunter Schabowski, the East Berlin Communist party boss, declared that starting from midnight, East Germans would be free to leave the country, without permission, at any point along the border, including the crossing-points through the Wall in Berlin. The Berlin concrete wall was built by the East German government in August 1961 to seal off East Berlin from the part of the city occupied by the three main Western powers to prevent mass illegal immigration to the West. According to the "August 13 Association" which specialises in the history of the Berlin Wall, at least 938 people - 255 in Berlin alone - died, shot by East German border guards, attempting to flee to West Berlin or West Germany.

Mais la fin du communisme mettait également un terme à l’équilibre géopolitique instauré depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale par les deux superpuissances de l’époque, les États-Unis et l’Union soviétique. Depuis, les puissances émergentes sont devenus des grandes puissances à part entière, à commencer par la Chine, et de bipolaire le monde est devenu multipolaire, augmentant d’autant les risques de déséquilibre. Si, de toute évidence, la chute du Mur s’est inscrite dans un processus inéluctable qui était en cours depuis plusieurs années, sa portée symbolique continue de marquer l’histoire contemporaine.

Chute du Mur de Berlin, 9 novembre 1989, 18 h 57

 Le thème est marqué par l’opposition exacte de Jupiter à la conjonction exacte de Saturne et Neptune, cette dernière symbolisant les régimes communistes et se trouvant proche du Descendant, le lieu du déclin, tandis que l’opposition de Jupiter symbolise le point culminant de l’exaspération qui couvait chez les peuples soumis à ces régimes. On remarquera la présence d’Uranus, maître du Milieu du Ciel, sur la cuspide de ce même Descendant, qui ici peut s’assimiler au mouvement de libération soudain et imprévisible du peuple est-allemand, et plus largement des peuples d’Europe de l’Est qui en bénéficièrent rapidement ensuite. Cependant, la présence simultanée en Scorpion de Lilith, de ses maîtres Mars et Pluton, enfin de Mercure et du Soleil, marque la fin d’une époque et laisse entrevoir les profondes mutations qui découlèrent de cet événement.

Venons-en à présent à l’étude des astralités qui prévaudront lors de l’approche de Pluton par la sonde New Horizons.

 New Horizons et le survol de Pluton

 

Survol de Pluton, 14 juillet 2015, 11 h 49’ 59” TU

 L’examen de cette carte, évidemment non domifiée, montre que, de toute évidence, Pluton n’est guère enthousiaste à l’idée que l’humanité vienne lui rendre visite à domicile, qui plus est pour le photographier de très près ! Mais tentons de le comprendre : Pluton est (ou bien était, selon le point de vue des astronomes) une planète du système solaire, il est également un symbole pour les astrologues, reflétant en cela une part de notre humanité tant individuelle que collective, enfin il est un dieu pour les Anciens dont nous descendons. Il est probablement tout cela à la fois, mais assurément il ne se situe pas sur le même plan que ceux venus l’observer.

Il suffit de regarder sa position relativement aux autres astres pour se convaincre de ce qui précède :

–  Si l’orbe du carré d’Uranus à Pluton tend à se distendre (6° 23’), l’ultime carré exact s’étant formé trois mois auparavant, celui-ci n’en demeurera pas moins actif, d’autant que :

–  Saturne en Scorpion et Pluton en Capricorne, en échange de domicile, formeront un semi-carré exact

–  Mars, depuis le Cancer, signe de sa chute, formera une opposition exacte à Pluton et un sesqui-carré tout aussi exact à Saturne

–  Le Soleil en Cancer sera également en opposition de Pluton et au carré proche d’Uranus

–  La Lune en Cancer viendra dès le lendemain potentialiser ces différents influx en parvenant à la conjonction de Mars, donc à son tour à l’opposition de Pluton et au sesqui-carré de Saturne.

On notera enfin que ces configurations se dérouleront dans un contexte de carré appliquant entre Jupiter et Saturne, souvent lié à des difficultés politiques, économiques, sociales ou internationales.

La comparaison de ces configurations avec le thème de découverte de Pluton (18 février 1930, 16 h 30, Flagtsaff, Arizona) montre que Pluton arrivera pratiquement à l’opposition de sa position d’origine (17° 46’ Cancer, soit 3° 42’ d’orbe), ce pour la première fois depuis qu’il s’est révélé à l’humanité. Le maître du Scorpion aura donc parcouru la moitié de son cycle zodiacal entre le moment où il a été vu de loin et celui où il aura été vu de près. Nous remarquons également qu’il formait à l’origine un sesqui-carré au Soleil (29° 36’ du Verseau), alors qu’il se trouvera cette fois à son opposition.

Pour revenir à l’analyse des configurations du 14 juillet 2015, il s’agira manifestement d’un climat de grande tension potentiellement mêlée de violence et de peur, dont tout un chacun ressent du reste déjà les prémices, et qui sera susceptible de manifester les effets cumulés des sept carrés qui se seront formés successivement de juin 2012 à mars 2015 entre Uranus et Pluton (à l’heure où j’écris ces lignes, nous en sommes au quatrième). Faut-il rappeler que Pluton se trouve actuellement en Capricorne, signe de la structure et du pouvoir, et que Saturne se trouve en Scorpion, signe de la désintégration ? Les deux astres se trouvant en échange de domicile, ils paraissent effectivement agir de concert pour déstructurer la société et affaiblir les pouvoirs en place, tout au moins dans certains pays, en remettant en cause la Loi sous ses différentes formes et en mettant en péril la cohésion sociale. C’est précisément parce que la Loi peine à s’imposer que les valeurs morales se fissurent et que par suite les peurs apparaissent, entraînant à leur tour l’éveil des instincts de défense et de survie qui finissent par conduire à la rébellion, à la violence, à la haine, à la barbarie et au chaos. Si les causes de cette situation sont multiples et connues, au premier rang desquelles le renforcement de l’individualisme, force est de constater que rien n’a été véritablement entrepris pour y remédier, bien au contraire, et que l’on s’achemine à vitesse croissante vers une forme quelconque de paroxysme. On ne peut en effet imaginer plus grande tension que celle contenue par Uranus et Pluton lorsqu’ils se trouvent en carré, ainsi qu’on l’a déjà constaté pour les années 30.

S’il devait donc se produire, au cours de la période qui suivra le survol de Pluton, un événement de grande ampleur, susceptible de changer le cours des choses dans une mesure au moins égale à la catastrophe de Tchernobyl ou à la chute du Mur de Berlin, on peut chercher à savoir de quelle nature il pourrait être. Assurément celle de Pluton, aussi pouvons-nous nous référer à ses manifestations actuelles pour avoir une idée de ce dont il pourrait s’agir : action terroriste majeure, avènement d’un régime totalitaire dans un grand pays, éventuellement suite à une situation insurrectionnelle, guerre religieuse ou civile, catastrophe nucléaire, désastre écologique… Si ces perspectives sont résolument pessimistes, j’en suis conscient et je le déplore, elles n’en sont pas moins possibles compte tenu de la tendance évolutive qui se dessine actuellement.

On peut de même rechercher les pays qui pourraient en être le plus affectés grâce aux thèmes d’États, quand bien même cette méthode ne saurait qu’évoquer quelques hypothèses en laissant le champ libre à d’innombrables éventualités, surtout au vu des interactions de plus en plus fortes et rapides qui s’opèrent en tout point du monde actuel. Trois pays semblent se détacher plus particulièrement, parmi lesquels le nôtre.

 

Transits du 14 juillet 2015 pour la France

La France : en se basant sur le thème de la Ve République, on constate que Pluton balaiera pendant un peu plus d’un an, de décembre 2014 à janvier 2016, la zone comprise entre 12° et 15° du Capricorne. Il formera donc une série de carrés tant au Soleil et à Mercure qu’à l’Ascendant, et stationnera même, fin septembre et début octobre 2015, sur 12° 58’, soit à 0° 01’ du carré exact au Soleil radical. Dans la même période, Saturne viendra s’y ajouter en envoyant un semi-carré au Soleil puis un sesqui-carré à l’Ascendant, comme il l’aura déjà fait en décembre 2014 et de mi-juin à mi-juillet 2015. Il touchera également par opposition Mars, maître de l’Ascendant Bélier, en janvier, juin et octobre 2015. Au 14 juillet 2015, jour de la Fête nationale, le Soleil de la Ve République sera donc touché par le carré de Pluton (avec un orbe de 1° 07’), celui de Mars (orbe de 0° 22’) et le semi-carré de Saturne (orbe de 0° 37’).

Ajouté aux constitutions universelles mentionnées plus haut, il apparaît ainsi que notre pays pourrait traverser une grave épreuve, dont les répercussions seraient susceptibles de mettre en péril nos institutions, au moins pour un temps. En effet, le Soleil de la Ve République se trouve en Balance, signe de l’équilibre et de la Loi (Saturne s’y trouve à dessein exalté), celle-ci assurant celui-là, or c’est précisément le Soleil qui se trouve le plus touché par les influx combinés de Pluton et de Saturne.

Transits du 14 juillet 2015 pour le Japon

Le Japon : L’ère Heisei commence officiellement le 8 janvier 1989, soit le lendemain de la mort de l’empereur Hirohito et du début du règne d’Akihito, l’empereur actuel. En prenant pour base le thème dressé pour cette date à 0 h, on constate les transits suivants pour le 14 juillet 2015 : Pluton sera en conjonction de la Lune en Capricorne, Mars en opposition et Saturne au semi-carré. C’est toutefois en avril et mai 2016 qu’il parviendra, d’abord par rétrogradation puis par marche directe, à la conjonction quasi exacte (à 0° 02’) du Soleil radical. Enfin, en juin 2016 Uranus parviendra à la conjonction de Mars en Bélier.

Le couple soli-lunaire étant situé près du Fond du Ciel, il est possible qu’un événement de grande ampleur entraîne une mutation profonde dans la société japonaise durant cette période, y compris un changement d’ère.

 

Transits du 14 juillet 2015 pour les États-Unis

Les États-Unis : les configurations du 14 juillet 2015 ont des effets encore plus marqués encore sur le thème de déclaration d’indépendance des États-Unis. Qu’on en juge plutôt :

–  Pluton se place, pour la première fois dans l’histoire américaine, à l’opposition exacte du Soleil radical et forme un carré exact à Saturne radical en Maison X, ces deux astres étant en carré dans le radix

–  Mars est très exactement sur le Soleil radical (orbe de 0° 0’ 29” !) et au carré de Saturne radical

–  Saturne est au sesqui-carré exact du Soleil et au carré de la Lune du radix.

Les aspects adverses de Pluton et de Saturne sur le Soleil radical des États-Unis font d’abord penser au fait que la nation peut être soudainement touchée au cœur (le Soleil) ou au sommet de l’État (Saturne en X), et plutôt par un événement d’ordre politique, criminel ou accidentel qu’économique, Uranus n’étant pas ici impliqué autrement que par son carré à Pluton. Signalons au passage que Saturne se trouvera précisément sur le Milieu du Ciel natal du président Obama, alors qu’il était en Maison XII et maître de cette dernière dans son thème natal. De plus, le même jour Mars sera opposé par transit à Saturne radical. Tout cela contribue à laisser entrevoir une situation critique, passablement lourde à assumer ou à maîtriser.

Pour conclure

New Horizons traversant l’espace en se dirigeant vers la planète qui, sous tous ses aspects, symbolise les ténèbres (depuis Pluton, notre Soleil ne peut être vu que comme une étoile à peine plus grosse que les autres), on est en droit de penser que les nouveaux horizons dont il s’agit risquent d’être sombres. Il était en effet illusoire de penser que les conséquences de la crise financière de 2008 ne seraient qu’économiques, alors que – on le voit aujourd’hui – elles ne pouvaient manquer d’être aussi sociales, politiques et morales, d’autant que les repères traditionnels ont depuis longtemps disparu des préoccupations de ceux qui sont en charge du pouvoir.

Mais c’est dans l’obscurité que s’accomplissent les mutations, c’est dans les ténèbres que s’effectuent les renversements, c’est de l’ombre que naît la lumière. Employons-nous à chasser la peur et éclairons nos consciences pour nous préparer à la grande lumière qui suivra la crise et baignera les temps nouveaux.

Article paru dans L’Astrologue n° 185 (janvier 2014)