Archive pour la catégorie ‘Réponses aux détracteurs’

Pluton est-il toujours une planète ?

pluton-21Pluton a été exclu du rang des planètes. Pourquoi les astrologues continuent-ils à l’utiliser ?

Le fait qu’une assemblée d’astronomes, aussi éminents soient-ils, ait décrété en 2006 que Pluton n’est plus une planète n’entraîne aucune conséquence sur le rôle de cet astre en astrologie. En effet, la nature symbolique de Pluton a été suffisamment étudiée et confirmée par les astrologues du monde entier depuis plus d’un demi-siècle pour ne pas devoir être remise en question.

Aussi petite et lointaine qu’elle soit, cette planète joue bien au contraire un rôle déterminant dans l’histoire de l’humanité depuis sa découverte en 1930, et plus encore à notre époque : elle correspond rien moins qu’à la crise qui déstructure la société actuelle. Mais peut-être est-ce là la vraie raison du déclassement de Pluton : tout se passe comme si l’on refusait de voir la nature profonde des transformations en cours dans le monde.

L’influence des planètes

systeme-solaireToujours selon les astronomes, les planètes du système solaire ne peuvent pas avoir d’influence sur la Terre en raison de leur éloignement et de leur effet gravitationnel négligeable.

Cependant, rares sont les astrologues qui pensent encore que les planètes du système solaire exercent une « influence » d’ordre physique sur la Terre, comme c’est le cas par exemple des marées provoquées par l’attraction de la lune sur les océans.

En astrologie il n’est pas question « d’influence », au sens d’action d’un corps sur un autre, mais de correspondance, de similitude, de relation non-causale dont on ignore encore la nature. Une des hypothèses avancées suppose un échange permanent d’informations entre la Terre et les astres qui gravitent dans le Zodiaque, comme une maille indétectable qui mettrait en relation le monde d’en haut (le Ciel) avec celui d’en bas (la Terre).

Les jumeaux astrologiques

jumeauxPourquoi les jumeaux ont-ils des personnalités et des vies différentes alors qu’ils sont nés pratiquement au même moment ?

S’il est bien connu que les vrais jumeaux (monozygotes) restent étroitement liés tout au long de leur vie, la question se pose en effet pour les faux jumeaux (hétérozygotes). En raison de leurs naissances très rapprochées, les jumeaux ont des thèmes très semblables mais non identiques. Aussi minimes qu’elles soient, les différences permettent de les distinguer et semblent même amplifier les caractéristiques individuelles.

Quant au contenu commun des deux thèmes, qui correspond aux facteurs les plus déterminants, l’expérience montre que les jumeaux semblent « se partager » les potentialités décrites par l’astrologie : l’un exprimera plutôt telle configuration correspondant à tel trait de caractère, tandis que son jumeau développera telle autre configuration correspondant à tel autre trait.

Ainsi les faux jumeaux ont souvent des vies différentes, mais quand on y regarde de plus près on s’aperçoit que ces différences sont en réalité des facteurs de complémentarité.

A Lire sur ce sujet : La Preuve par Deux, S. Fuzeau-Braesch, maître de recherches au CNRS, Editions Robert Laffont, 1992.

Signes du zodiaque et constellations

precession1Depuis 2 000 ans, les signes du zodiaque se sont déplacés par rapport aux constellations. Selon les détracteurs de l’astrologie, ils ne correspondent donc plus à la réalité astronomique d’aujourd’hui : un « Taureau » ne serait donc plus un « Taureau », mais un « Bélier ».

Effectivement, le zodiaque, espace de ciel divisé en 12 secteurs égaux de 30° appelés « signes », semble se déplacer lentement (dans le sens rétrograde) par rapport aux constellations de mêmes noms. Ce phénomène résulte du mouvement précessionnel, découvert par l’astronome et mathématicien grec Hipparque de Nicée vers 130 avant J.C.

C’est sur cette confusion des 12 signes du zodiaque avec les constellations d’étoiles que se fonde cet argument évidemment faux, puisque l’astrologie étudie le mouvement des astres dans le zodiaque et non dans les constellations. Qu’il soit né aujourd’hui ou sous Jules César, un « Taureau » reste donc un « Taureau » !

L’astrologie et les horoscopes

Depuis les années 1950, les médias diffusent auprès du grand public des horoscopes qui délivrent à des millions de gens les mêmes prédictions. Comme si l’astrologie pouvait se réduire à ces fameux 12 signes, comme si une population pouvait se répartir en 12 catégories, comme si les mêmes événements pouvaient se produire le même jour pour 5 millions de Français !

Ces « prévisions » n’ont strictement aucune valeur astrologique : elles ne sont destinées qu’à faire vendre, à faire rêver les lecteurs… et à donner des arguments aux détracteurs de l’astrologie. De toute façon, la grande majorité des horoscopes ne sont pas écrits par des astrologues mais par des pigistes qui n’ont pas la moindre notion d’astrologie !

Astrologie, voyance, cartomancie

 L’astrologie s’apprend en faisant des études spécifiques et ne requiert aucun « don » particulier. Au contraire, la cartomancie (divination par les cartes), et plus encore la voyance, font exclusivement appel à l’intuition. Comme les personnes réellement douées de clairvoyance sont peu nombreuses, on assimile trop souvent les astrologues, les cartomanciens et les voyants à des charlatans.

En réalité l’astrologie formule des prévisions fondées sur des configurations célestes réelles, tandis que les flashs de voyance ne reposent que sur l’état de sensibilité du voyant.

Mais il faut reconnaître que nombre de cartomanciens, voyants et autres marabouts se disent aussi « astrologues » alors que ce n’est pas le cas, ce qui entretient malheureusement une confusion dans l’esprit du public. Dans ce cas, comment distinguer les vrais astrologues des faux ?
Il existe un moyen très simple : dans l’immense majorité des cas, les astrologues ne sont pas des voyants et les voyants ne sont pas des astrologues. Il est donc préférable d’être vigilant quand on s’adresse à quelqu’un qui se présente sous cette double étiquette. De plus, les astrologues se regroupent de plus en plus au sein d’associations qui défendent l’éthique et l’image de leur profession, parmi lesquelles la FDAF.

Croire à l’astrologie, ce n’est pas cartésien

kepler1Pour l’astrologue ou pour la personne qui vient le consulter, la question de croire à l’astrologie ou de ne pas y croire ne se pose pas car l’astrologie n’est pas un acte de foi. C’est une science qui met en œuvre deux modes opératoires simultanés : la pensée logique et la pensée analogique.

Ce qui irrite le plus ses adversaires, c’est que l’astrologie remet en cause la suprématie de la raison sur les autres facultés de l’esprit humain. L’esprit cartésien érige le doute systématique en méthode de réflexion et soumet toute pensée au crible exclusif de la raison. De ce fait, il ne peut admettre l’existence d’un phénomène qui échappe (encore) à toute explication rationnelle, c’est pourquoi elle le nie purement et simplement.

Certes, le phénomène qui fonde l’astrologie, c’est-à-dire les correspondances entre l’homme et le ciel, reste totalement inexpliqué. De plus, comme l’astrologie procède d’une démarche essentiellement qualitative, elle se plie difficilement à la statistique dans la mesure où celle-ci ne rend compte que de faits quantifiables. C’est aussi pour cette raison que l’astrologie est tant décriée dans les milieux scientifiques.

Depuis l’époque où elle a été codifiée, l’astrologie ne cherche ni à démontrer, ni à convaincre. Il suffit d’en étudier les principes et de les mettre en œuvre avec sincérité pour que se produise ce phénomène extraordinaire : au delà du voile de la réalité observable apparaît une autre réalité qui vient se superposer à la première et en expliquer les mécanismes intimes.

Parmi les scientifiques venus à l’astrologie pour mieux la combattre, beaucoup ont été convaincus de sa réalité. Kepler n’a-t-il pas écrit : « Vingt années d’études pratiques ont convaincu mon esprit rebelle de la réalité de l’astrologie » ?

L’astrologie est-elle une science ?

morinOui, l’astrologie est une science…

Et même plus : « elle est à la fois un art, une science et une sagesse » écrivait le philosophe Raymond Abellio. Elle a été enseignée en tant que telle dans les principales universités françaises et européennes jusqu’au milieu du XVIIe siècle. On parlait alors d’astrologie « naturelle ».

En France, le dernier astrologue officiel se nommait Jean-Baptiste Morin, dit de Villefranche. Il était médecin du roi Louis XIII et professeur de mathématiques au Collège Royal (le Collège de France d’aujourd’hui). C’était un conseiller très écouté du Cardinal de Richelieu. Lorsqu’il céda son pouvoir à Mazarin, celui-ci dit à son successeur : « Je vous lègue Morin. »

Lorsque Galilée découvrit que c’est la terre qui tourne autour du soleil et non l’inverse, on passa d’une conception géocentrique à une conception héliocentrique de notre univers. L’astrologie fut alors rapidement délaissée car ses fondements ne correspondaient plus à la nouvelle réalité astronomique. Pourtant, le célèbre astronome Kepler faisait remarquer que pour tout observateur terrestre, le soleil et les autres astres continuaient à effectuer leurs révolutions autour du zodiaque et que la nouvelle découverte n’y changeait rien…

Autrement dit, l’astronomie est la science du ciel tel qu’il est, et l’astrologie est la science du ciel tel que les hommes le voient. Et ce n’est pas parce que ces points de vue sont différents que l’un est vrai et l’autre faux.

L’astrologie est une science parce qu’elle comporte une part d’observation – elle est alors une science exacte – et une part d’interprétation qui s’appuie sur des règles confirmées par une expérience deux fois millénaire – elle est alors une science empirique. Enfin, elle est une science conjecturale lorsqu’elle formule des prévisions : dans ce cas seulement, elle est susceptible d’erreur car une prévision est fondée sur une convergence de facteurs montrant une tendance plus ou moins marquée. Plus les facteurs sont nombreux et plus leur convergence est forte, plus il y a de probabilités pour que l’événement prévu se produise.
Nul ne s’étonne pourtant de ce qu’on procède de même en médecine : on se base sur l’observation du malade pour formuler un diagnostic et éventuellement un pronostic (pronoscere : connaître à l’avance).